Ne pouvant, pas plus que quiconque, acquérir la certitude de l’existence de Dieu…et n’étant pas parieur, je me retranche, au vu de la noirceur du monde, dans un doute négationniste.
Cependant, si j’étais sommé de me prononcer sur l’existence, ou de Dieu, ou du Diable, j’opterais pour celle du Diable, car, en ce bas monde, le nombre d’indices de son existence a été, est, et sera toujours incommensurablement plus grand que celui des indices qui pourraient étayer celle de Dieu.
Si j’étais sommé…mais, comme je ne le suis pas, je remise le Diable au rayon des accessoires religieux et m’en tiens à une négation incertaine de Dieu.
Par contre, l’homme existe…je l’ai rencontré.
Toute son histoire témoigne de sa nature fondamentalement mauvaise, de son penchant inné pour la malfaisance, plus ou moins contenue par les lois dans les sociétés organisées, déchaînée dans les sociétés anarchiques et s’épanouissant partout sous l’impunité de pouvoirs temporels ou religieux.
Pessimisme ? Si cela pouvait être changé, ce l’aurait été depuis longtemps.
Désespoir, donc, au sens d’abandon d’espoir.
Tristesse ? Non, car chacun cultive dans son jardin secret des bouquets insensés de joie.
Démission ? Surtout pas, car s’il reste à l’homme une opportunité d’honneur, c’est celle de se frayer dans la cour des miracles de l’humanité, inlassablement, en dépit des obstacles et sans espoir de récompense dans l’en-deçà comme dans l’au-delà, le chemin qui le mène en ligne droite à sa conception du bien.
Et s’il n’y parvient pas, de recommencer, encore et encore. ..pour l’honneur.
Charles Laborie
Tout à fait le genre de considération qui me préoccupe en ce moment. On a beau être agnostique, lorsque les plus éminents scientifiques de la planète s’accordent à dire que la probabilité qu’un hasard ait pu présider aux conditions d’apparition de la vie est pratiquement réduite à zéro, ne serait-ce qu’en considération de la vitesse d’expansion de l’univers, on se surprend à douter de son propre doute. Quant aux indices, nulle question quant à la complaisance de l’homme à l’égard du malin, qui se manifeste au quotidien. Mais ne devrions nous pas aussi reconnaitre la part de divin présente dans chaque parcelle de vivant ? (Je sais, je me surprend moi même parfois.)
Mais je pourrais aussi parler de l’infiltration de la religion catholique par le malin, car il y aurait vraiment de quoi faire, notamment en termes de symbolique et d’iconographie (Jésus fils de Dieu, sainte trinité, références au soleil)… Assez en tout cas pour justifier le désamour qu’elle suscite aujourd’hui et le déficit général de repères au sein de nos sociétés judéo-chrétiennes.
En fait pourquoi ne pas s’intéresser davantage à l’Islam ? Le Coran semble en effet être la version la plus récente mais surtout la plus aboutie des saintes écritures, à propos duquel nombre de scientifiques, philosophes et théologistes affirment reconnaître la dimension mystique (phrases palindromes, numérologie, prédictions scientifiques récemment vérifiées)… Et puis leurs Imams ne sont pas couverts d’or et de pourpre comme des catins.
A méditer … en sirotant un bourbon