Si, selon le site chasseur de bobards HoaxBuster, l’information concernant l’imam Bouziane s’est révélée mensongère, l’affaire Lies Hebbadj, qui, ces jours derniers, défraie la chronique, est bien réelle.
Comme chacun a pu le lire dans la presse, cet algérien islamiste résidant à Nantes, naturalisé en 1999 suite à un mariage avec une française a, en plus de son épouse légitime, quatre concubines qui n’ont de légitimité d’épouses qu’aux yeux de la religion islamique, la polygamie étant civilement impossible en France.
Suite à une contravention dressée à l’encontre de l’une de ses “épouses”, la justice en est venue à enquêter sur les activités de Lies Hebbadj et a, notamment, mis en évidence le nombre et le montant des prestations sociales dont il bénéficie en son nom et par le biais de ses concubines.
Menacé, aussi bêtement qu’indûment, par Brice Hortefeux d’être déchu de la nationalité française, il a contrattaqué à juste titre en menaçant de poursuivre le ministre en diffamation.
A juste titre, en effet, puisque, quoi qu’on en déplore, rien dans sa situation n’est illégal. Tout homme, en France a le droit d’avoir des maîtresses, de procréer avec elles et de bénéficier, si elles y consentent, de toutes les prestations sociales auxquelles leur situation de femme isolée et de mère ouvre droit.
Cette affaire démontre, une fois de plus, que, s’il n’est pas indispensable d’être stupide pour devenir ministre, cela peut aider certains.
Donc, c’est bien un faux procès que de stigmatiser les agissements de Lies Hebbadj et de ses concubines. Ils n’ont fait que profiter des possibilités “offertes” par le système français. N’importe qui d’autre peut en faire autant (…et ne s’en prive pas *) et il faut bien reconnaître que cette affaire n’a fait autant de bruit que parce que ses protagonistes sont arabes, handicap non négligeable dans un contexte d’intolérance raciale croissante en France.
Cela dit, s’il y a anomalie, c’est dans notre système lui-même qu’il faut la chercher, car il permet à des femmes qui se sont introduites clandestinement dans notre pays, y ont procréé puis scolarisé leur(s) enfant(s), de ne plus pouvoir en être expulsées, bien que restant immigrées clandestines et donc sans papiers.
En toute logique, s’il est difficile de traquer à 100% l’immigration clandestine au moment où elle se produit, il est par contre intolérable que des chefs d’établissement puissent accepter de scolariser des enfants d’émigrés clandestins, sachant que cela va valoir auxdits enfants la nationalité française, ce qui va entraîner ”l’inexpulsabilité” de leurs parents, et, plus grave, va leur ouvrir droit à toutes les largesses d’un pays qui vit à crédit et croule sous le poids de ses dettes, déficits et ”trous” divers et variés.
Voilà ce qui conduit à des situations inacceptables telles que celle du harem Lies Hebbadj.
Que les bonnes âmes qui défendent la naturalisation des sans papiers y réfléchissent et cessent leurs gesticulations aussi néfastes, on le voit, qu’irresponsables. On ne peut pas, en même temps et avec la même virulence, stigmatiser une anomalie ”scandaleuse” et défendre ceux qui viennent illégalement en France pour en abuser.
* Sur les 64 milliards d’euros dispensés annuellement par les Allocations Familiales, 5 milliards sont volés par des faux chômeurs, RMIstes, malades (qui volent également la Sécurité Sociale par utilisation de cartes vitales de proches régulièrement inscrits), mères faussement isolées et autres fraudeurs.
Charles Laborie