I - Aide aux pays sous-développés
Tant que les pays dits sous-développés seront dirigés en majeure partie par des gens incompétents et/ou malhonnêtes, ce qui explique pour une bonne part leur sous-développement, il sera vain et stupide de leur dispenser une aide qui parvient rarement à ceux qui en ont besoin.
Sous couvert d’humanitarisme, malgré nos 2,6 millions (2009) de chômeurs et une crise qui ne peut qu’aggraver un nombre dont un bon pourcentage (13%) vit en dessous du seuil de pauvreté, la France n’a plus les moyens de graisser ainsi la patte à des gouvernants véreux dans l’espoir de retombées futures aussi hypothétiques que le développement de leur pays.
Ainsi, la France en a été réduite à plusieurs reprises à annuler les dettes que ces pays avaient contractées envers elle.
A tout le moins, les pays qui les dispensent devraient désormais conditionner toute aide nouvelle par un contrôle in situ (rigoureux, car il paraît que cela se fait déjà) de leur utilisation et leur destination, ce qui nous ferait revenir à une certaine forme de colonialisme…quelle horreur !
C’est là, sans doute, la seule façon d’améliorer la situation de ces pays et, Inch Allah !, de réduire à la source les flux d’émigration.
II - Pression fiscale
Selon le magazine Forbes, le classement 2009 des champions du monde de la pression fiscale désigne la France comme pays le plus fiscalisé du monde avec un score de 167,9, calculé en fonction des taux des différents impôts directs et indirects et des cotisations sociales. Il faut dire que ce score ne tient pas compte des prestations offertes par l’Etat en contrepartie des prélèvements effectués. Cela handicape évidemment les pays, notamment européens, considérés comme sociaux. Et cependant, avec un score de 106,3, la très sociale Allemagne affiche une pression fiscale de 37 % inférieure à celle de la France. Bizarre, vous avez dit bizarre ?
III - Progrès et obsolescence économiques
Par excès de protection sociale, l’économie de la France est devenue duale, où l’on voit se côtoyer des secteurs d’activité modernes et mondialement compétitifs avec des secteurs dépassés, déficitaires mais néanmoins maintenus en survie sous la pression bestiale de syndicats que leur incompétence et leur irresponsabilité condamnent à appliquer aveuglément et sans relâche la politique à cliquet du “toujours plus”, faisant systématiquement par leur intransigeance capoter toute négociation et conduisant inexorablement nombre d’entreprises à la faillite, laissant sur le carreau des dizaines de milliers de nouveaux chômeurs.
Il n’y a pas pires tueurs d’emplois que les syndicats français.
Or, il n’y a que la stricte adaptation des moyens (humains, équipements…) nécessaires à une entreprise qui soit, paradoxalement, porteuse d’emplois même si elle conduit le plus souvent, dans un premier temps, à les réduire.
Vaut-il mieux fermer une entreprise qu’en réduire les effectifs ? On comprend que les sacrifiés prêchent, sans le savoir, la politique du pire.
Or, réduisant ses effectifs, l’entreprise réduit le coût de revient de ses produits et, en répercutant sa baisse sur les prix, favorise un accroissement de ses ventes et donc de ses profits.
N’étant alors dimensionnée que pour un volume donné de production, elle se trouve logiquement amenée, pour faire face à une demande ainsi réanimée, à ré augmenter, notamment en effectifs, ses moyens de production.
IV - Charisme
Le plus souvent, le charisme est un bien meilleur atout que la compétence pour la réussite d’une carrière politique (ou autre).
Simplement parce que, lorsqu’il se trouve une majorité pour y être sensible, il anesthésie chez elle tout esprit critique, toute lucidité, engendrant ainsi une inconditionnalité aveugle.
Il en est strictement de même, mais à l’inverse, de la haine qui, devenant généralement viscérale, se nourrit à l’envie de tous les mensonges susceptibles de la renforcer.
Sous l’effet d’une provocation réciproque, ces deux pulsions primaires s’exacerbent et donnent naissance dans le corps social à des antagonismes d’une violence qui peut parfois conduire à l’affrontement.
V - Liberté
Dans tous les domaines d’activités, il est souhaitable d’élargir l’espace de liberté et d’initiative offert à l’homme. Mais, ce faisant, il est impératif d’encadrer cette liberté de règles précises et de mettre en place des dispositifs rigoureux pour les faire respecter.
VI - Témoignage d’amis résidant en Tanzanie
« Contrairement à beaucoup d’autres pays d’Afrique, la Tanzanie est un pays en paix et sans problèmes tribaux. Par contre tout est en retard de 40 ans à cause d’un système socialo agricole qui avait été mis en place par le premier Président en 1961.
En outre le quotient intellectuel est très bas… la cause principale étant tous les groupes religieux différents (tous importés) capturant les âmes innocentes, ne produisant rien pour les populations et les encourageant à se reproduire comme des lapins… rien de plus. Lavage de cerveau constant.
Nous avons appris a détester les missionnaires de toutes confessions et les gens de l’ONU (les inutiles utilisant les donations pour leur propre intérêt, ne créant rien a part des tonnes de rapports que personne ne lit, et passant leur temps en blabla dans des centres de conférences), mais qui au moins font marcher les hôtels et restaurants, tout comme les ONG tout aussi inutiles…
Mais le pays est superbe, l’air est pur et nous allons de temps en temps voir la nature sans humanité… cela existe encore. »
VII - Justice de la Justice
Les fautes professionnelles commises par le juge Burgaud dans l’affaire d’Outreau lui ont valu, pour sentence finale, une “réprimande” du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM).
VIII - Dernière minute : Elections européennes
La désaffection de l’électorat français pour les élections européennes n’est pas surprenante. Le fonctionnement actuel de l’Europe est assuré par une usine à gaz dont la complexité croissante résulte essentiellement de la valse hésitation des pays membres à franchir le pas de la création d’une entité supranationale qui leur enlèverait possiblement une part importante de leurs prérogatives. D’où une multiplication d’institutions, Parlement, Commission, Gouvernement, Présidence qui se marquent à la culotte, interfèrent les uns avec les autres, et pour tout dire se neutralisent plus ou moins. Une chatte n’y reconnaîtrait pas ses petits. Alors, dans le contexte d’une crise où la préoccupation quotidienne première des classes populaires et de jeunes est leur devenir, on comprendra que la majorité de l’électorat qu’ils constituent ait d’autres chats à fouetter que de s’intéresser à l’Europe, d’essayer d’en comprendre les méandres tortueux et, a fortiori, d’aller voter sans savoir au juste à quoi cela peut servir.
Très certainement, dans une conjoncture plus sereine, l’abstention eût été moindre.
En attendant, il est peu douteux que, dans son for intérieur, Ségolène Royal se soit réjouie d’une défaite du parti socialiste qui lui offre l’opportunité de rebondir (encore et encore).
Il n’est pas improbable non plus qu’à l’occasion d’un remaniement ministériel Eva Joly se voit offrir un portefeuille à l’Environnement ou à la Justice.
Charles Laborie
I et VI
Il est difficile de défendre les dirigeants africains et je ne m’y risquerais pas, il semble cependant que les jeunes soient plus honnêtes que leurs prédécesseurs. On peut toujours espérer qu’ils le resteront lorsqu’ils seront au pouvoir.
Il y a deux sortes de pays africains, ceux qui disposent de richesses naturelles (minières ou forestières) et les autres. Pour des raisons que tu comprendras, on a plus aidé les premiers que les seconds, pour les mêmes raisons on a aussi été plus laxiste dans le contrôle de l’utilisation des fonds pour les premiers que pour les autres.
Cette règle comporte des exceptions liées à la personnalité de leurs dirigeants, la plus notable étant le Sénégal avec Senghor, ami de Pompidou qui ne lui refusait rien.
Après le pli était pris et je crois que cela continue.
L’incompétence des dirigeants n’explique pas tout, il y a eu aussi l’incompétence des organisations internationales :
- L’ONU ne fait que de la figuration (au demeurant coûteuse) sauf peut être l’UNICEF quoique contestée par nos coopérants médecins,
- Le FMI a imposé à tous ces pays une politique ultra libérale qui a ruiné leurs rares industries et bloqué en partie leur développement agricole. Les produits importés arrivaient sur les marchés africains à un prix inférieur à la production locale. L’Europe a ainsi déversé ses excédents agricoles subventionnés sur des pays qui n’avaient pas le droit de les taxer suffisamment. Le poulet français coûtait moins cher à Abidjan que le poulet local. Il semble que depuis quelques temps la politique du FMI ait changée. Les pays asiatiques ont su résister aux pressions du FMI et ont développé leurs industries à l’abri de la concurrence internationale, maintenant ils sont assez forts pour ouvrir en partie leurs frontières douanières.
- La Banque mondiale a suivie la politique du FMI en l’empirant car elle a poussé ces pays à s’endetter pour réaliser des équipements neufs sans se préoccuper de leur entretien. Quand une route financée par la Banque était trop dégradée car pas entretenue, en partie par négligence, en partie par manque de financement, la Banque finançait sa reconstruction et tout cela sur prêts. Et elle, elle se faisait toujours rembourser.
- L’Europe a eu une politique plus mesurée mais la lenteur de sa prise de décision, qui remonte toujours pour tout à Bruxelles, limite sa capacité d’action.
Les ONG, j’ai contrôlé les ONG françaises pendant plusieurs années au Mali et au Burkina. Certaines n’ont que leur bonne volonté et un peu d’argent à offrir, les résultats sont nuls quand ils ne sont pas négatifs ( J’ai vu pousser des salades dans le désert, les nomades qui n’en consomment pas les donnaient à leurs chameaux ). Par contre les ONG de spécialistes (médecins, vétos, agronomes) ont bien souvent une action très positive et beaucoup plus proche du terrain que les aides nationales.
Les missionnaires, hélas, sévissent partout mais s’ils réussissent aussi bien c’est qu’ils sont les seuls à donner de l’espoir à ces gens qui souffrent.
III
Les syndicats français ont une trop faible représentation dans le secteur privé français. Je ne suis pas le seul à m’en inquiéter, mon soucis est partagé par le gouvernement qui a fait voter la loi sur la représentativité des syndicats pour en diminuer le nombre et ainsi renforcer les deux plus gros CGT et CFDT.
Appuyé par le patronat, il avait même proposé de les financer. Les syndicats ont refusé cette dernière mesure craignant pour leur indépendance.
Le gouvernement et le patronat ne sont pas devenus marxistes léninistes mais ils ont simplement constaté que lors de mouvements sociaux et dans les comités d’entreprises les discussions étaient plus faciles lorsque le personnel était représenté par un syndicat responsable que par des coordinations créée pour la circonstance et souvent animées par des démagogues, au mieux sans connaissances économiques, au pire par des trotkistes révolutionnaires.
La règle du cliquet ne fonctionne vraiment qu’a la SNCF et peut être dans quelques grandes entreprises. Ailleurs depuis quelques années la progression salariale a suivi celle du coût de la vie, sauf pour les patrons du Cac 40.
Dans ta démonstration du bien fondé des licenciements, tu oublies les délocalisations et les licenciements a but boursier. Dans ces deux cas on peut comprendre que les réactions du personnel soient virulentes.
Tout à fait d’accord avec Jean-Pierre sur ses commentaires des § I et VI.
Concernant le § III, j’ai moi-même déploré dans un article précédent le désintérêt de nos syndicats pour le secteur privé, l’imputant à une complexité d’action sans commune mesure avec celle qu’ils déployent auprès des grandes masses travailleuses (?) des entreprises publiques…
ce dont les patrons du privé ne sauraient se plaindre car cela leur permet d’exploiter en toute impunité leurs salariés, imposant notamment à leurs cadres des horaires tournant autour de 45 à 50 heures par semaine quand ce n’est pas plus.
Par ailleurs, les syndicats ne sont-ils pas déjà subventionnés par le gouvernement ?
Le cliquet fonctionne également à l’EDF, à l’Education Nationale, à La Poste…
Je connais les délocalisations motivées surtout par le coût de la main d’oeuvre, en Afrique, en Asie, dans les ex pays de l’Est, notamment ceux dont, je ne sais par quelle aberration, “on” a accepté l’entrée dans l’Europe, et qui, non seulement, soumettent ses pays socialement développés à une concurrence déloyale, mais, pour longtemps encore, ne lui apporteront rien et, au contraire, lui coûteront énormément. Cela dit, je reste profondément européen.
…à but boursier ou fiscal ?
VI – Tanzanie.
Quelques réflexions entre cynisme et réalisme.
La Tanzanie est elle ce pays idéal:
• dans lequel il n’y aurait ni rivalités, ni conflits ethniques ou sociaux,
• où la nature ne serait pas saccagée
• et où l’air serait pur.
C’est pourtant un pays parmi les 20 plus pauvres au monde (avec un revenu moyen annuel par habitant de USD 290 il se classait 187ème sur 208 en 2003 selon les statistiques de la Banque Mondiale) :
• où l’économie est essentiellement fondée sur l’agriculture vivrière de subsistance
• où plus de 90% des 40 millions d’habitants n’ont pas d’électricité et cuisinent au charbon de bois.
• où l’industrie est inexistante.
• Où il y a certes de l’or (3ème producteur africain après l’Afrique du Sud et le Ghana), mais celui-ci est totalement « offshorisé » par de grandes sociétés minières étrangères, ce qui ne semble pas préoccuper le peuple Tanzanien et surtout pas bien sur ses dirigeants, et pour cause !
Mais ceci, explique-t-il peut-être cela ?
De leur côté, nos sociétés industrielles occidentales, rejointes depuis quelques décennies par les BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) et par quelques autres, s’obstinent dans une course effrénée et dévorante vers toujours plus de consommation, plus de déplacements, plus de croissance économique sous le prétexte de poursuivre toujours plus loin la satisfaction de leur bien-être matériel au quotidien, l’augmentation de leurs niveaux de vie, toutes politiques de court terme mortifères pour l’environnement planétaire. Car, comment nier que plus le développement s’accentue, plus la situation de l’environnement se dégrade.
La Tanzanie pour sa part:
• n’est pas obsédée par les chimères et autres balivernes dont on nous abreuve d’un « développement durable », puisqu’elle est sous développée,
• n’est pas taraudée par l’angoisse d’un risque de « décroissance », que l’on voudrait nous faire croire « soutenable », puisqu’il n’y a pas de croissance.
Dans le fond la Tanzanie d’aujourd’hui préfigure-t-elle peut être, avec quelques générations d’avance, ce que deviendront nos pays développés le jour où ils auront épuisé la nature et détruit toutes ses capacités de résilience ?